L’Allemagne se dote d’un indicateur de bien-être

Durant près de deux ans et demi, 17 députés de la Bundestag et autant d’experts se sont réunis au sein de la commission d’enquête « Croissance, bien-être, qualité de vie » . Le 15 avril, ils ont publié leurs travaux dans un rapport qui définit un indicateur de bien-être intégrant des critères sociaux et écologiques.

Après la France qui avait réuni d’éminents économistes au sein de la commission Stiglitz pour remettre un rapport sur le bien-être et le progrès social en 2008 et l’OCDE qui a lancé un indicateur « Vivre mieux » en 2011, c’est donc au tour de l’Allemagne de s’intéresser à la question de la croissance vue sous l’angle du bien-être.

A lire également :
Le Monde

Hommage à Jose Luis Sampedro, économiste, humaniste

Son nom était associé ces derniers temps au mouvement des « indignés », par son soutien explicite à ceux-ci, et la publication d’une brochure « Réagissez », sur la ligne de celle de Stéphane Hessel. Jose Luis Sampedro, écrivain et économiste espagnol, s’est éteint le 8 avril 2013 à 96 ans.

Par J.M. Cueto,
Avocat au Barreau de Madrid
Membre du conseil scientifique de l’OIB

Avec le décès de Jose Luis Sampedro, c’est une vraie bibliothèque et un compendium de sagesse qui vient de disparaître, pour paraphraser mes amis africains. C’était en plus quelqu’un que j’admirais beaucoup et pour lequel j’avais un profond et sincère respect.

Son nom laissera, peut être, indifférent plus d’un, mais c’était un économiste, humaniste, et écrivain très apprécié dans mon pays, avec une très vaste culture (propre des penseurs de la Renaissance)

Journée Mondiale du Bonheur : une première

ban-ki-moonA l’occasion de la première Journée Mondiale du Bonheur, le secrétaire général de l’ONU a adressé un message réaffirmant « sa détermination à promouvoir un développement humain durable et sans exclusive ».

Extraits du message du Secrétaire général, M. Ban Ki-moon : « La poursuite du bonheur est à la base des entreprises humaines. Tous les peuples du monde aspirent à mener des vies heureuses et épanouissantes, à l’abri de la peur et du besoin, et en harmonie avec la nature. Pourtant, pour beaucoup trop de gens vivant dans la misère, un bien-être matériel élémentaire demeure hors de portée.

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« Reconsidérer le fric, le doux et le dur » : une conférence de Vivian Labrie

VLsDans le cadre de l’événement « Pour que la solidarité mette fin à la pauvreté. Six idées qui changent le monde », organisé en octobre dernier à Montréal, par le Collectif pour un Québec sans pauvreté, Vivian Labrie, met ici en lumière le processus de concentration de la richesse des dernières années. 

 

Toutes les conférences de cet évènement sont disponibles sur le site du Collectif.

Conférence OIB – Happy Planète

   Bonheur et développement durable  
   Les avocats et le bonheur sociétal : 
l’exemple de l’Observatoire international du bonheur  

par Michèle TISSEYRE, Bâtonnier du Barreau de Montpellier
et membre du Conseil d’Administration de l’OIB

Mardi 4 septembre – 19h45

Montpellier – Centre Lacordaire

 Résumé : Un vaste mouvement de réflexion est en œuvre, au niveau mondial, afin d’élaborer de manière participative, une nouvelle vision du progrès sociétal et des moyens à mettre en œuvre. La résolution de l’ONU du 19 juillet 2011, déclarant le bonheur et le bien-être comme objectif commun à tous les objectifs du Millenium, a donné une impulsion et une cohésion à cette stratégie internationale de recherche pluridisciplinaire et d’innovation.

La place des juristes doit être première dans ces travaux, afin de placer les valeurs fondamentales d’humanité, qui fondent le socle du droit, au centre de ces réflexions. Plus près de nous, la norme ISO 26.000 nous invite à réfléchir sur la responsabilité sociétale et environnementale de toute activité
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L’Indice Planète Heureuse : Nic Marks

nic_marksLe statisticien Nic Marks demande pourquoi nous mesurons le succès d’une nation par sa productivité au lieu du bonheur et bien être de son peuple.Il rassemble des données sur ce qui nous rend heureux et les utilise pour promouvoir une politique qui privilégie le bien être des personnes et de la Terre.
Nic Marks présente l’Indice Planète Heureuse (Happy Planet Index) qui oppose le bien être national contre les ressources planétaires utilisées (la Terre n’a pas a payer pour notre vie heureuse). Quels pays sont les mieux placés dans le classement de l’IPH? Vous risquez d’être surpris.

Conférence en anglais avec sous-titrage en d’autres langues : pour les sous-titres en français, choisir Français dans le menu déroulant situé à côté du bouton Lecture de la vidéo


Plus d’informations :
Nic Marks: The Happy Planet Index
Nic Marks : Well-Being Researcher

L’Indice du Bonheur Mondial : Pierre Leroy

L’Indice du Bonheur Mondial 

Pierre Leroy était invité aux premières Assises Internationales de Bonheur à Sète en 2011 à partager ses réflexions sur les mesures du bonheur mondial et l’Indice du Bonheur Mondial qu’il a créé, il y a maintenant presque 10 ans.

Comment vous est venue l’idée de créer un indice du bonheur mondial ?
Suite à la naissance de « GLOBECO comprendre la mondialisation », j’ai accumulé grâce aux statistiques contenues tous les ans dans le « Rapport mondial sur le développement humain » du PNUD des tas de données qui m’ont paru très intéressantes, et j’ai voulu tout simplement les utiliser.

Depuis longtemps, je pensais, comme beaucoup d’autres, qu’il fallait aller au-delà du PIB, c’est-à-dire créer un indice plus représentatif de ce qui fait que notre planète et ses habitants vont plus ou moins bien et que certains réussissent mieux que d’autres à utiliser pour le progrès social les résultats de leur croissance économique.

Le déclic a été la création par le PNUD de l’indicateur du développement humain (IDH) qui, pour la première fois, a voulu dépasser le PIB en utilisant la méthode des agrégats statistiques. Mais cet indicateur ne prenait en considération que trois éléments (le PIB, l’espérance de vie à la naissance et le niveau de formation). Je me suis demandé si on ne pouvait pas aller plus loin, et les responsables du PNUD m’ont dit, en 2000, qu’il n’en était pas question. J’ai alors décidé d’essayer de la faire moi-même, en utilisant la même méthode, en me servant au maximum des statistiques du PNUD, mais en choisissant beaucoup plus d’indicateurs pour créer mon propre indice.

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