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Comment mesurer le bonheur ?
C’est la question que posait Pascale Clark à Stéfan Lollivier, directeur des statistiques démographiques et sociales de l’INSEE et André Comte-Sponville, philosophe auteur de plusieurs ouvrages sur le bonheur, le 24 novembre 2010 sur les ondes de France Inter.
Le thème de l’émission est inspiré directement du rapport Stiglitz, Fitoussi et Sen. Le constat est donc que les indicateurs de croissance actuels ne sont pas suffisants, il est nécessaire d’y intégrer la notion de bien-être.
Les deux invités s’accordent pour dire que le bonheur collectif en soi n’existe pas puisque le bonheur est un sentiment individuel extrêmement subjectif. En revanche, il existe des malheurs collectifs qui sont identifiables et qu’il est possible de corriger au moyen de politiques publiques.
L’Ocde et l'indice du bonheur
La question du bonheur et des indices du bien-être est de plus en plus prise en compte par les instances nationales mais également supranationales. Depuis 2004, l’OCDE se pose la question de la définition du progrès. Il apparaît évident que les seul indices du PNB ou du PIB ne sont plus suffisants pour mesurer le progrès des sociétés. Une multitude d’autres facteurs s’y sont agrégés et notamment…le bonheur des populations ! L’OCDE s’est donc donnée jusqu’à 2015 pour établir une nouvelle mesure du progrès qui prendraient en compte ces facteurs.
Le bonheur…2000 ans d’histoire
L’émission 2000 ans d’Histoire animée par Patrice Gélinet sur France Inter était consacrée au bonheur mardi 2 février 2011. Il s’agissait d’une retransmission datant du 21 septembre 2009 dont l’invité était Georges Minois, historien et auteur de l’ouvrage L’âge d’or, histoire de la poursuite du bonheur (éditions Fayard 2009).
L’émission retrace donc en 30 minutes les temps forts de la poursuite du bonheur au cours de l’Histoire, d’Homère au Bonheur National Brut bhoutanais en passant par la philosophie des Lumières.
Tout commence avec le constat que l’on retrouve à la fois chez les grecs (Hésiode et Homère) et les chrétiens (la genèse) que le bonheur fait partie d’un âge d’or révolu suite à l’imprudence et la faiblesse des Hommes ou plus précisément des femmes. Pandore a ouvert la boîte des fléaux par curiosité et Eve a mangé le fruit défendu, ne résistant pas à la tentation.
Qu'est-ce que la psychologie positive ?
La psychologie positive est parfois appelée la « science du bonheur ». Ne pas s’y méprendre ce nouveau courant de la psychologie qui a émergé au début du millénaire est en réalité bien plus que ça.
Selon une définition de Gable S.L & Haidt J. ( What (and why) is positive psychology ?, Review of General Psychology, 9 (2), 103-110. 2005) la psychologie positive est « l’étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement ou au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions ».
La psychologie positive est un courant né sous l’impulsion de Martin Seligman, professeur à l’Université de Pennsylvanie, en réaction à l’omniprésence de la psychopathologie au sein de la psychologie clinique. La psychopathologie soigne les problèmes des gens mais ne se demande pas en amont ce qui peut rendre les gens heureux. La psychologie positive a donc pour vocation d’équilibrer la pratique de la psychologie en s’intéressant également aux points positifs.
France Culture et le bonheur
L’émission "tentatives premières", animée par des journalistes amateurs qui discutent pendant 30 minutes autour d'un sujet, a consacré son thème du 22 janvier 2011 au bonheur.
L'émission se découpe en courtes séquences et les chroniqueurs se succèdent pour dresser un rapide tableau du concept de bonheur. La chronique commence par un bref commentaire sur les "propos sur le bonheur" du philosophe Alain et sa vision volontariste du bonheur.
Le côté politique est ensuite abordé sous le titre « Le bonheur politique des Lumières à aujourd'hui, une difficile construction? ». Le chroniqueur retrace la présence du concept de bonheur dans les discours politiques de Saint Just à Giscard en passant par Robespierre et De Gaulle, le tout accompagné d’extraits de discours. On retrouve l'idée que les gouvernants politiques conçoivent le bonheur de leur peuple comme attribut du progrès de leur société.
Puis, la traditionnelle question « L'argent fait-il le bonheur? » est évoquée avec pour réponse une présentation de l’étude de l'université de Princeton menée par Daniel Kahneman et Angus Deaton sur les revenus et le bonheur aux USA en 2008-2009. Le résultat montre que les gens sont plus heureux à partir de 75 000 $ par an indépendamment d'autres facteurs.
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Le bureau OIB Président : Patrice TACHON L'Observatoire organisera principalement ou assurera la promotion de : Rapport d'activité 2010-2011 - PDF L’Observatoire international du Bonheur a été créé par assemblée constitutive du 21 mai 2010. DEMANDE D’ADHESION Partenaires
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